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Archive pour ‘Infomatique & interNET’


Google concurrence désormais Allociné en France

google moviesGoogle a lancé son service Google Movies en France, présent depuis trois ans sur le sol américain. Il permet aux internautes de rechercher facilement les salles et les horaires des films de cinéma à partir d’un simple code postal, en offrant également pour chaque film une vue synthétique des critiques reçues. Couplé à Google Maps, il donne l’adresse et le numéro de téléphone de chaque salle, en proposant d’abord la salle la plus proche géographiquement. On imagine facilement l’attrait que pourrait avoir le service s’il était associé à un GPS mobile, sur iPhone ou Android par exemple. Dans une interface épurée fidèle à la tradition de la firme de Mountain View, Google Movies propose de trier les films par popularité ou par note, mais il n’affiche pour le moment aucune image ou bande annonce. Une volonté sans doute de se contenter d’une simple recherche d’informations factuelles, sans tirer vers l’édition d’un site complet dédié au cinéma, qui serait vu d’un mauvais oeil par les créateurs de sites Internet. Avec plus de 85 % de parts de marché sur les moteurs de recherche en France, Google a la main mise sur un pont doré extrêmement stratégique pour les éditeurs de services en ligne. Toute entreprise qui crée son activité sur Internet sait la place très importante qu’occupe le référencement pour attirer la clientèle. Or Google peut facilement user voire abuser de sa position dominante pour promouvoir ses propres services, en n’étant plus simplement intermédiaire mais véritable prestataire. Les sites comme Allociné ou Cinefil, qui attirent les internautes grâce à leurs outils de recherche d’horaires et de salles de cinéma, risquent de souffrir de la concurrence de Google. Lorsque l’utilisateur rentre “cinéma” dans le moteur de recherche, c’est en effet d’abord les résultats de Google Movies qui sont proposés à l’internaute, et qui sont personnalisés en fonction de son lieu de résidence. Les autres sites sont relégués plus bas dans les résultats de recherche.

La redevance TV bientôt versée par tous les abonnés à Internet ?

jean dionisLe député Jean Dionis du Séjour a fait adopter en commission un amendement au projet de loi audiovisuel qui prévoit d’étendre le paiement de la redevance TV à “toutes les personnes physiques (…) qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à internet“, sans distinction du type d’offre souscrite. Par principe, tous les abonnés à Internet qu’ils aient une offre triple-play ou non seraient assujettis au paiement de le redevance, si l’amendement était adopté en séance plénière par l’Assemblée Nationale qui débute cette semaine l’examen du texte. Selon le député, il est “anormal que des personnes privées qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à Internet, et qui ont accès aux programmes des services nationaux de télévision grâce à leur ordinateur ne soient pas assujetties à la redevance audiovisuelle“. Même si l’amendement était corrigé pour ne prendre en compte que les abonnements à Internet accompagnés d’une offre de télévision, la disposition resterait probablement inacceptable. Actuellement, il n’est pas possible de s’abonner à Internet chez l’un des trois principaux FAI (Orange, SFR ou Free) sans souscrire à l’offre de télévision. Dès lors, le simple fait de s’abonner à Internet, même sans téléviseur et sans la volonté de profiter des chaînes de TV offertes, serait générateur du paiement de la redevance TV. C’est d’autant plus étrange qu’une taxe de 0,9 % sur les opérateurs télécoms est déjà prévue pour financer l’audiovisuel public, qui est pourtant sans rapport direct avec la téléphonie ou l’accès à Internet. “La période économique que nous traversons ne permet que difficilement d’augmenter le montant (de la redevance), pour des raisons évidentes de pouvoir d’achat“, explique M. Dionis du Séjour, pour justifier en conséquence l’extension de son assiette. Il espère ainsi dégager 50 millions d’euros de recettes supplémentaires.

Les grandes chaînes de TV obtiennent la mise à mort de Wizzgo

WizzgoMaîtriser la diffusion et surtout la rediffusion de leurs contenus est aujourd’hui une priorité pour les grandes chaînes de télévision françaises. Le succès des services de catch-up TV (télé de rattrapage) mis en place par ces chaînes n’y est pas étranger et les groupes de médias n’entendent pas partager le gâteau. Le service Wizzgo vient de l’apprendre à ces dépens. Jusqu’à peu, cette plate-forme permettait à l’internaute d’enregistrer gratuitement les programmes issus de nombreuses chaînes de la TNT sur un magnétoscope numérique (le iWizz) et de les rapatrier ensuite sur son disque dur. Seule limitation, l’impossibilité toute théorique de dépasser quinze heures d’enregistrement sur une période de trente jours par compte. En six mois, 320.000 personnes ouvrent un compte, le succès est au rendez-vous, notamment parce que le format proposé par Wizzgo est compatible Mac ce qui n’est pas le cas de la plupart des services de catch-up TV proposés par les chaînes. Mais cette “fuite” de contenus n’est pas du goût des chaînes. En août dernier, le groupe M6 obtient son retrait de l’offre. TF1 et France Télévisions embrayent en déposant une plainte auprès du Tribunal de grande instance de Paris qui leur donne raison. Les émissions issues des programmes de France 2, France 3, France 4, France 5, TF1 et NT1 vont donc disparaître de l’offre, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée, réduisant ainsi fortement l’intérêt de Wizzgo. Pour sa défense, le service a soutenu qu’il agissait dans le cadre du droit à la copie privée. Un téléspectateur qui paye la redevance a le droit d’enregistrer des programmes pour une diffusion dans un cadre privé ou familial. Un argument rejeté par les magistrats. Ces derniers ont d’abord estimé que Wizzgo permet desactes de reproduction et de communication au public susceptibles d’être qualifiés d’actes de contrefaçon“. Ensuite, concernant la copie privée, le tribunal explique que “la copie doit être réservée à l’usage du copiste. Elle doit être faite par le copiste pour son propre usage. Dès lors, l’exception de copie privée ne saurait être applicable à une société qui offre un service de copie à des tiers, le copiste et l’usager n’étant pas la même personne“. Les juges ont enfin estimé que Wizzgo reproduisait sans autorisations les marques des plaignants et constituait une concurrence déloyale envers les services de TV de rattrapage des plaignants… Un genoux à terre, Wizzgo veut encore y croire. Sur le blog du co-fondateur du site, Jérôme Taillé-Rousseau, on peut lire : Nous travaillons à une autre façon de rendre le même service, à faire preuve d’encore un peu plus de créativité, à poursuivre nos efforts, mais pas à renoncer au service en lui-même“.

Le succès est au rendez-vous pour OpenOffice.org 3.0

Le succès est au rendez-vous pour OpenOffice.org 3.0La suite bureautique libre OpenOffice.org 3.0 est sortie le lundi 13 octobre 2008. Le ‘blogue’ Meall Dubh donne des statistiques détaillées sur la vitesse d’adoption de ce logiciel. Le premier million de téléchargements a été atteint en seulement 48 heures. Dimanche soir, ce chiffre montait à plus de trois millions de téléchargements. Un succès sans précédent pour ce projet open source. Plus de 2,4 millions correspondent à la version Windows. La mouture Mac OS X est aussi très prisée, avec 320 000 téléchargements. Le fait qu’OpenOffice.org 3.0 soit la première version à adopter une interface native pour Mac OS X n’y est certainement pas pour rien. Linux est en retrait, avec seulement 221.000 téléchargements. Il convient toutefois de préciser que nombre d’utilisateurs préfèrent attendre la mouture qui sera présente dans les dépôts logiciels de leur distribution Linux. Or, les téléchargements de ce type ne seront pas comptabilisés. Seuls 16.700 téléchargements ont été enregistrés pour Solaris, une petite déception. Visiblement, Solaris et OpenSolaris sont bien plus utilisés dans le monde des serveurs que celui des postes de travail. Reste à savoir si le futur StarOffice 9 (qui sera probablement inclus dans le ‘Google Pack’) connaitra le même succès. Cette suite bureautique commerciale sera construite sur les fondations d’OpenOffice.org 3.0. La stratégie employée ici par Sun Microsystems est identique à celle adoptée par RedHat avec la Fedora et la Red Hat Enterprise Linux (une branche communautaire et une branche supportée commercialement).

Universal offre tous ses clips en streaming avec Allociné

Universal Music continue de multiplier les contrats d’exclusivité dans l’espoir d’amasser des revenus publicitaires et de continuer sur sa bonne lancée du début d’année. Alors que des rumeurs attribuaient à Universal le projet de monter au niveau international un site de diffusion de clips en streaming gratuit, c’est la filiale française qui expérimente la première le modèle économique. Universal Music France et Allociné viennent ainsi d’annoncer qu’il s’associaient pour lancer le site Alloclips.com, qui permet l’écoute et la visualisation de l’intégralité des clips de la filiale de Vivendi, en exclusivité. Les vidéos sont proposées dans un lecteur Flash qui permet, pendant la visualisation des clips, de consulter les crédits (auteur, compositeur, réalisateur…), accéder à l’achat en téléchargement du morceau sélectionné, écrire à l’artiste ou encore s’abonner à la newsletter sélectionnée. Le Player peut être exporté sur les sites ou les blogs qui souhaitent diffuser les clips, à la manière des vidéos de YouTube et Dailymotion. Universal Music évite ainsi d’être pris au piège de l’exclusivité avec des vidéos et un site que personne ne voit jamais, tout en gardant le contrôle de la distribution pour assurer le modèle économique et devenir une “place de marché incontournable” pour les autres labels, qui seront invités à rejoindre la plateforme. La rémunération sera ainsi assurée par la vente d’espaces publicitaires commercialisés par la régie d’Allociné. “Le Player vidéo « Alloclips» pourra être exporté sur des sites tiers avec de la publicité en pré-roll“, précise le communiqué des deux partenaires. Alloclips prévoit ainsi la diffusion de spots de 12 secondes avant le début du clip.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com