Sortie de Songbird 0.7 : le Firefox de la musique


Grâce à la Bbox, Bouygues propose une offre qui regroupe la téléphonie, la télévision et internet. Disponible dès fin septembre pour un prix estimé à 30 euros par mois, l’opérateur téléphonique espère chasser sur les terres d’Orange, Neuf et Free. Après ses grands concurrents Orange et SFR, Bouygues Telecom s’attaque donc à la fourniture d’accès à Internet avec comme but de s’adresser principalement à ses 9,3 millions clients mobiles. Le contenu de l’offre est classique : accès Internet jusqu’à 20 Mbps, appels illimités vers les fixes en France et 67 pays et bouquet de chaînes gratuites dont celles de la TNT. Le bouquet Canal+ et Canal Sat seront proposés en option. La stratégie de l’opérateur est connue depuis quelques mois déjà. Le site Bientotbbox.bouyguestelecom.fr, présentait déjà en juin la Bbox. En revanche, l’offre ‘entreprises‘ qui devait être présentée en avril se fait encore attendre. Bouygues dévoilera le 11 septembre officiellement sa stratégie sur la téléphonie fixe. Côté technique, la filiale du géant du BTP a déployé un réseau IP national de très haut débit en fibre optique et de DSLAM hébergés dans 622 nœuds de raccordement abonnés (NRA). Ce réseau vient compléter les 545 NRA dégroupés par Club Internet (depuis racheté par Neuf Cegetel) qui constituait la première brique de son infrastructure. Au total, BouyguesTel va donc opérer 1.167 NRA. Malgré cela, Bouygues semble prendre des risques dans un marché en concentration, sujet au ralentissement et largement dominé par Orange, SFR-Neuf Cegetel et Free. Il s’agira de faire mieux que Darty, présent depuis octobre 2006 et qui n’a atteint que 1% de part de marché.
Le constat sera dur à avaler chez Microsoft. Selon Craig Barth, responsable du pôle Technologie de Devil Mountain Software, société spécialisée dans la mesure de performances logicielles, “le passage aux anciennes versions est effectué par les constructeurs eux-mêmes comme Dell ou HP, mais aussi par les utilisateurs après leur achat“. L’enquête révèle que 35 % des nouveaux PC abandonneraient Windows Vista pour migrer vers Windows XP. Ce responsable poursuit : “Dans tous ces cas, ces machines ne fonctionnent plus sous Vista“. Pour vérifier cette situation, la société a collecté des données d’utilisateurs du réseau affilié à l’entreprise ainsi que informations recueillies par le site de presse Computerworld. En consolidant ces informations avec celles des revendeurs, Craig Barth a estimé le nombre de postes qui ont glissé vers XP depuis six mois (période depuis laquelle Windows Vista est pré-installé sur les nouveaux PC). Les utilisateurs utilisent le fait que la licence Microsoft leur permet de passer de Vista Business ou Vista Ultimate à XP Professionnel. Décidément, le fossé entre Windows Vista et les entreprises semble un peu plus se creuser. On connaît les difficultés de Microsoft pour amener les entreprises à installer Vista sur les parcs de PC équipés de XP. Allant dans le même sens que celle de Devil Mountain, une étude de King Research montre que ces “rétro-migrations” prennent mois après mois de l’importance. 60% des entreprises interrogées n’envisagent pas (encore) la migration vers Vista. Microsoft a donc décidé mobiliser tous les moyens pour convaincre les sceptiques. Y compris celui de piéger des réfractaires par des tests en aveugle. En effet, 120 détracteurs de Vista (des utilisateurs de Mac, de Linux, de Windows XP et de Windows 2000) ont été invités à tester pendant 10 minutes un nouveau système d’exploitation au doux nom de “Mojave” installé sur une machine classique dotée de 2 Go de mémoire vive. La grande majorité d’entre eux l’ont trouvé intéressant sinon très bien. Or, bien sûr, ce Mojave n’était autre qu’une version à peine maquillée de Vista… Malgré cette preuve par les faits, il semble bien que Microsoft ait encore besoin de convaincre les nouveaux acheteurs.
Alors que les iPhone 3G s’arrachent comme des petits pains dans les boulangeries Orange, la concurrence prépare la riposte. Et elle ne vient pas de là où on l’attend le plus. Avec sa plateforme Android, Google espère bien frapper aussi rapidement que possible un grand coup pour arrêter la domination d’Apple sur le marché de l’internet mobile tant qu’il en est encore temps. Selon le New York Times, T-Mobile devrait être le premier opérateur mobile au monde à proposer au mois d’octobre aux Etats-Unis un mobile basé sur le système Android, qui a la particularité d’être ouvert pour permettre à n’importe qui de développer et distribuer des applications compatibles. Il s’agirait du “Dream“, le premier téléphone mobile du taïwanais HTC à s’appuyer sur la technologie Google. D’autres constructeurs comme Samsung, Motorola ou LG, tous membres de l’Open Handset Alliance formée par Google, devraient par la suite proposer leurs mobiles Android. Le smartphone de HTC devrait être officialisé le mois prochain, et être commercialisé en octobre après avoir les certicications nécessaires de la part du régulateur américain. Aucune date n’a filtré concernant la France, mais HTC avait promis qu’un premier mobile Android serait lancé en Europe en 2008.

En théorie, les clients du service de E. Leclerc qui ont acheté des morceaux protégés par des DRM sur MusicEtMoi.com ne pourront plus obtenir les licences d’autorisation pour lire les chansons achetées, une fois les serveurs fermés. Mais pour éviter le fiasco subi par MSN ou Yahoo qui sont obligés de conseiller à leurs clients de contourner les DRM, la continuité du service sera assurée par Nokia, sur music.nokia.fr. Musiqueetmoi était en effet opéré par la société OD2 créée par Peter Gabriel, rachetée par Loudeye, lui-même racheté par le finlandais Nokia l’an dernier. Au delà de l’anecdote, le retrait de E. Leclerc de la musique en ligne est symptomatique d’un retrait général de la grande distribution de la vente de musique tout court. Les linéaires consacrés aux CD se sont déjà considérablement réduits ces dernières années dans les grandes surfaces, et sont désormais la plupart du temps relégués dans le fond des magasins. Leur place est aujourd’hui occupée par les jeux vidéo et les produits électroniques, intrinsèquement plus rentables que les disques aux marges faibles. Les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui s’étaient imposées dans les années 1990 comme le premier réseau de vente de musique, devant les disquaires, sont en train de réduire la place des disques comme peau de chagrin. Les ventes baissent donc mécaniquement, ce qui incite les GMS à réduire leurs linéaires encore davantage. Bien avant le piratage, c’est ce cercle vicieux industriel qui est responsable de la chute des ventes de disques ces dix dernières années.
En un an, entre mai 2007 et mai 2008, les ventes de musique dans les grandes surfaces ont baissé de près de 32 %. Dans le même temps, les disquaires comme la Fnac ou les magasins Virgin accusent une baisse beaucoup plus modérée de 13 % des ventes, ce qui leur permet désormais de prendre près de la moitié du marché, devant les grandes surfaces alimentaires. Mais ces grandes surfaces spécialisées, elles aussi, diminuent l’exposition des disques. Il suffit de se rendre dans une Fnac pour constater que les disques sont la plupart du temps relégués à l’arrière du magasin ou à l’étage, au profit des baladeurs MP3, des appareils photos, des DVD ou des livres, beaucoup mieux exposés.