Sexy tape - les internautes sont des porcs…
C’est pas sorcier, voilà comment le Velcrou prouve que les internautes sont des porcs…
Et pour la route une petite vidéo histoire de bien cerner l’univers du Velcrou :
C’est pas sorcier, voilà comment le Velcrou prouve que les internautes sont des porcs…
Maîtriser la diffusion et surtout la rediffusion de leurs contenus est aujourd’hui une priorité pour les grandes chaînes de télévision françaises. Le succès des services de catch-up TV (télé de rattrapage) mis en place par ces chaînes n’y est pas étranger et les groupes de médias n’entendent pas partager le gâteau. Le service Wizzgo vient de l’apprendre à ces dépens. Jusqu’à peu, cette plate-forme permettait à l’internaute d’enregistrer gratuitement les programmes issus de nombreuses chaînes de la TNT sur un magnétoscope numérique (le iWizz) et de les rapatrier ensuite sur son disque dur. Seule limitation, l’impossibilité toute théorique de dépasser quinze heures d’enregistrement sur une période de trente jours par compte. En six mois, 320.000 personnes ouvrent un compte, le succès est au rendez-vous, notamment parce que le format proposé par Wizzgo est compatible Mac ce qui n’est pas le cas de la plupart des services de catch-up TV proposés par les chaînes. Mais cette “fuite” de contenus n’est pas du goût des chaînes. En août dernier, le groupe M6 obtient son retrait de l’offre. TF1 et France Télévisions embrayent en déposant une plainte auprès du Tribunal de grande instance de Paris qui leur donne raison. Les émissions issues des programmes de France 2, France 3, France 4, France 5, TF1 et NT1 vont donc disparaître de l’offre, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée, réduisant ainsi fortement l’intérêt de Wizzgo. Pour sa défense, le service a soutenu qu’il agissait dans le cadre du droit à la copie privée. Un téléspectateur qui paye la redevance a le droit d’enregistrer des programmes pour une diffusion dans un cadre privé ou familial. Un argument rejeté par les magistrats. Ces derniers ont d’abord estimé que Wizzgo permet des “actes de reproduction et de communication au public susceptibles d’être qualifiés d’actes de contrefaçon“. Ensuite, concernant la copie privée, le tribunal explique que “la copie doit être réservée à l’usage du copiste. Elle doit être faite par le copiste pour son propre usage. Dès lors, l’exception de copie privée ne saurait être applicable à une société qui offre un service de copie à des tiers, le copiste et l’usager n’étant pas la même personne“. Les juges ont enfin estimé que Wizzgo reproduisait sans autorisations les marques des plaignants et constituait une concurrence déloyale envers les services de TV de rattrapage des plaignants… Un genoux à terre, Wizzgo veut encore y croire. Sur le blog du co-fondateur du site, Jérôme Taillé-Rousseau, on peut lire : “Nous travaillons à une autre façon de rendre le même service, à faire preuve d’encore un peu plus de créativité, à poursuivre nos efforts, mais pas à renoncer au service en lui-même“.
Pour justifier la loi Création et Internet qui doit mettre en place la riposte graduée contre le piratage, la ministre de la Culture Christine Albanel avait mis en avant l’impact du téléchargement illégal sur les entrées en salle. De façon un peu curieuse, elle avait choisi de prendre l’exemple du plus grand succès cinématographique de toute l’histoire du cinéma français, Bienvenue chez les Ch’tis. Mais malgré son piratage massif, malgré une chronologie des médias qui a rendu sa commercialisation très tardive par rapport aux téléchargements gratuits, et malgré la crise économique défavorable à la vente de DVD et de produits culturels en général, le film est très bien parti pour établir le nouveau record historique des ventes de vidéos en France. En reprenant la prose du lobby du cinéma, Christine Albanel avait assuré devant les sénateurs que le film de Dany Boon aurait “sans doute dépassé les 20 millions d’entrées depuis longtemps sans le téléchargement illégal“. Il est vrai que le film a été diffusé sur les réseaux P2P moins d’une semaine après sa sortie en salle, six mois avant sa sortie en DVD. D’après les chiffres de l’Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle, les Ch’tis était de loin le film francophone le plus piraté au début de l’année. De quoi plomber sa fréquentation en salles. Mais s’il n’a pas battu le record d’entrées en salle de Titanic, il en est arrivé très près. Le film de James Cameron avait placé la barre à un peu plus de 20,7 millions d’entrées ; les Ch’tis sont arrivés à 20,4 millions d’entrées. Les producteurs avaient alors expliqué au législateur que le problème n’était pas tant le nombre d’entrées en salle que le nombre de DVD vendus. Dans le cinéma moderne, les recettes se font en effet davantage sur les exploitations postérieures à la diffusion en salles que sur les ventes des billets de cinéma. On nous promettait donc que toute l’économie du cinéma serait mise à mal par le piratage, qui allait tuer les ventes des DVD des Ch’tis et donc pénaliser la production de nouveaux films. Et pourtant. Alors qu’il a été vu par un tiers de la population française, alors qu’il a été massivement piraté sur les disques durs et les DVD vierges des Français, alors que le contexte économique est extrêmement défavorable aux ventes de vidéos, les DVD de Bienvenue chez les Ch’tis se sont déjà écoulés à plus de 2 millions d’exemplaires. Le premier million avait été franchi le 30 octobre. Selon toutes probabilités, le film comique devrait battre le film tragique à plate couture. Le DVD de Titanic s’est vendu à 2,8 millions d’exemplaires.
Nous ne voyons pas d’autre explication… ![]()